AG BRUXELLES · 3 · 07/02/20

Compte rendu de la 3ème  Assemblée générale de La santé en lutte à Bruxelles

1. Accueil et présentation brève de la santé en lutte

2. Projection des deux documentaires :

3. échanges:

marchandisation
Notion de rentabilité de plus en plus présente dans les structures de soins, galeries commerçantes dans les hôpitaux, …

public/privé
Peu d’hôpitaux publics en Belgique, mêmes dynamiques dans le privé que dans le public  (peut-être plus difficile dans le public car volonté de démanteler le secteur public? ) 

On observe des services spéciaux dans le privé (pour être opéré par le spécialiste…), une facturation de visites courtes par les spécialistes dans les chambres.

médecins
Convention: si la moitié des médecins d’un hôpital ne sont pas salariés mais indépendants, il est possible de sortir des conventions de prix fixées par l’Inami.

Comment mobilise-t-on les médecins?
Sont-ils  moins concernés par la santé en lutte car il y a toujours une structure très patriarcale dans les hôpitaux?
Leurs salaires? Est ce qu’on en parle dans la santé en lutte?

Les internes sont malmenés, notamment par leurs horaires mais ont une perspective d’évolution sociale individuelle et ne se sentent donc peut-être pas concernés.

Certains médecins sont contre le dépassement d honoraire, où sont ils?

cadres

On observe que les cadres additionnent de nombreux privilèges à leurs gros salaires.

Financement

Le secteur subit des mesures anti-sociales , des restrictions budgétaires depuis longtemps. Il y a une nécessité de refinancement de la santé, de repasser au système forfaitaire (sortir du système de facturation à l’acte)

De l’argent a été promis pour le budget santé  (notamment 67 millions via le «fonds  blouses blanches» ) ce n’est pas suffisant mais prouve que la mobilisation paye même si on ne sait pas comment sera utilisé cet argent.

Prendre le temps de remplir les dossiers ou soigner?

Problème du dirhm=> responsabilité de la justification du financement sur le dos des infirmières (sous-entendu : nous sommes responsables de nos conditions de travail)

autonomie

Il semble nécessaire de se baser sur l’expertise des gens qui font leur métier pour organiser celui-ci. Problématique soulevée des accréditations style canada (coûts, adaptation, manque de confiance en nos propres capacités)

Formation

Problème des études à rallonge et sans encadrement. Pas de changement de statut malgré de plus longues études.

conditions de travail

Les soignants ne se sentent pas en sécurité dans leur travail (pas la possibilité de donner des soins de qualité)

4. quelles sont les perspectives de la santé en lutte?

 Il est rassurant de voir qu’on vit les mêmes choses mais ce n’est pas suffisant

=> il faut être nombreux, se mobiliser, s’organiser.

=> Nécessité d’apporter des propositions concrètes, de proposer des actions

  • manière de se mobiliser: services se déclarants en lutte
  • faire des groupes de travail pour analyser nos besoins et étayer nos revendications.

Aspects positifs :

Enfin la parole est portée au public.

De nombreuses personnes du secteur se sont mobilisées cette année pour la première fois de leur vie.

Responsabilité :

=> nous avons la responsabilité de  témoigner: des  citoyens qui n’ont jamais été hospitalisé  découvrent avec la santé en lutte ce qu’il se passe dans le secteur et nous spécifient qu’il est possible que les politiques non plus ne s’en rendent pas compte
=> faire vidéo sur les dysfonctionnements  internes?

5. nos alliés :

  • le gang des vieux en colère
  • le collectif 8 mars (bxl et liège)
  • des gilets jaunes de Liège

6.  implications de la santé en lutte et agenda :

– Prochaine réunion coordination
une réunion est prévue tous les 15 jours => invitation à nous rejoindre

– 8 mars : bloc mixte de La santé en lutte à la manifestation lors de la journée de la lutte pour les droits des femmes

8 mars 14h place de la Monnaie

– 29 mars  porte de Hal 13h  Grande manifestation  de la Santé

Plus d ‘effectifs, plus de salaire, plus d’ humanité

  • Invitation à participer (bloc étudiant, collectif 8 mars, gang des vieux en colère, signataires de la pétition)
  • participation de chacun pour définir le trajet, créer des slogans
  • créer des sous groupe (ex sage femme , urgences etc) pour montrer la diversité de nos professions
  • décider ce à quoi on veut que le  fond des blouses blanches  soit alloué + la façon dont il sera géré
  • S’appuyer sur les patients  qui nous soutiennent
  • Lier les associations  de promotions à la santé à notre lutte
  • ateliers participatifs pour préparer la manifestation
  • s’organiser en équipe pour tracter d’ici le 29 mars

– 13 mars : première AG à Charleroi, lieu à définir

– 3 avril : 4ème AG à Bruxelles