AG BRUXELLES · 3 · 07/02/20

Compte rendu de la 3ème  Assemblée générale de La santé en lutte à Bruxelles

1. Accueil et présentation brève de la santé en lutte

2. Projection des deux documentaires :

3. échanges:

marchandisation
Notion de rentabilité de plus en plus présente dans les structures de soins, galeries commerçantes dans les hôpitaux, …

public/privé
Peu d’hôpitaux publics en Belgique, mêmes dynamiques dans le privé que dans le public  (peut-être plus difficile dans le public car volonté de démanteler le secteur public? ) 

On observe des services spéciaux dans le privé (pour être opéré par le spécialiste…), une facturation de visites courtes par les spécialistes dans les chambres.

médecins
Convention: si la moitié des médecins d’un hôpital ne sont pas salariés mais indépendants, il est possible de sortir des conventions de prix fixées par l’Inami.

Comment mobilise-t-on les médecins?
Sont-ils  moins concernés par la santé en lutte car il y a toujours une structure très patriarcale dans les hôpitaux?
Leurs salaires? Est ce qu’on en parle dans la santé en lutte?

Les internes sont malmenés, notamment par leurs horaires mais ont une perspective d’évolution sociale individuelle et ne se sentent donc peut-être pas concernés.

Certains médecins sont contre le dépassement d honoraire, où sont ils?

cadres

On observe que les cadres additionnent de nombreux privilèges à leurs gros salaires.

Financement

Le secteur subit des mesures anti-sociales , des restrictions budgétaires depuis longtemps. Il y a une nécessité de refinancement de la santé, de repasser au système forfaitaire (sortir du système de facturation à l’acte)

De l’argent a été promis pour le budget santé  (notamment 67 millions via le «fonds  blouses blanches» ) ce n’est pas suffisant mais prouve que la mobilisation paye même si on ne sait pas comment sera utilisé cet argent.

Prendre le temps de remplir les dossiers ou soigner?

Problème du dirhm=> responsabilité de la justification du financement sur le dos des infirmières (sous-entendu : nous sommes responsables de nos conditions de travail)

autonomie

Il semble nécessaire de se baser sur l’expertise des gens qui font leur métier pour organiser celui-ci. Problématique soulevée des accréditations style canada (coûts, adaptation, manque de confiance en nos propres capacités)

Formation

Problème des études à rallonge et sans encadrement. Pas de changement de statut malgré de plus longues études.

conditions de travail

Les soignants ne se sentent pas en sécurité dans leur travail (pas la possibilité de donner des soins de qualité)

4. quelles sont les perspectives de la santé en lutte?

 Il est rassurant de voir qu’on vit les mêmes choses mais ce n’est pas suffisant

=> il faut être nombreux, se mobiliser, s’organiser.

=> Nécessité d’apporter des propositions concrètes, de proposer des actions

  • manière de se mobiliser: services se déclarants en lutte
  • faire des groupes de travail pour analyser nos besoins et étayer nos revendications.

Aspects positifs :

Enfin la parole est portée au public.

De nombreuses personnes du secteur se sont mobilisées cette année pour la première fois de leur vie.

Responsabilité :

=> nous avons la responsabilité de  témoigner: des  citoyens qui n’ont jamais été hospitalisé  découvrent avec la santé en lutte ce qu’il se passe dans le secteur et nous spécifient qu’il est possible que les politiques non plus ne s’en rendent pas compte
=> faire vidéo sur les dysfonctionnements  internes?

5. nos alliés :

  • le gang des vieux en colère
  • le collectif 8 mars (bxl et liège)
  • des gilets jaunes de Liège

6.  implications de la santé en lutte et agenda :

– Prochaine réunion coordination
une réunion est prévue tous les 15 jours => invitation à nous rejoindre

– 8 mars : bloc mixte de La santé en lutte à la manifestation lors de la journée de la lutte pour les droits des femmes

8 mars 14h place de la Monnaie

– 29 mars  porte de Hal 13h  Grande manifestation  de la Santé

Plus d ‘effectifs, plus de salaire, plus d’ humanité

  • Invitation à participer (bloc étudiant, collectif 8 mars, gang des vieux en colère, signataires de la pétition)
  • participation de chacun pour définir le trajet, créer des slogans
  • créer des sous groupe (ex sage femme , urgences etc) pour montrer la diversité de nos professions
  • décider ce à quoi on veut que le  fond des blouses blanches  soit alloué + la façon dont il sera géré
  • S’appuyer sur les patients  qui nous soutiennent
  • Lier les associations  de promotions à la santé à notre lutte
  • ateliers participatifs pour préparer la manifestation
  • s’organiser en équipe pour tracter d’ici le 29 mars

– 13 mars : première AG à Charleroi, lieu à définir

– 3 avril : 4ème AG à Bruxelles

AG LIÈGE · 1 · 24/01/20

Compte rendu de la 1ière assemblée générale de La santé en lutte Liège, 24 janvier 2020

1. Accueil et présentation

explication de l’ordre du jour et aspects pratiques.

2. Présentation brève de La santé en lutte à Bruxelles

3. Projection des documentaires de Zin TV

Grève du nettoyage au CHU Brugmann : https://zintv.org/Greve-du-nettoyage-au-CHU-Brugmann– Hôpital en pleurs, santé en lutte : https://www.zintv.org/Hopital-en-pleurs-Sante-en-lutte

4. Débat, réactions, échanges 

Tour de présentation:
Gilets jaunes de Liège, infis (hôpital, MR, MMéd), A-S, ergothérapeute, citoyens, formatrice en S.I., …

Echos, problèmes et ressentis des soignants par rapport à leur emploi :

  • politique du résultat,
  • surcharge travail,
  • robotisation du travail,
  • manque de moyens,
  • impossibilité d’être qualitatif,
  • peur de l’erreur,
  • sentiment de culpabilité,
  • stress d’avoir oublié qqch,
  • « pressé comme citrons »,
  • invivable sur long terme,
  • manques de lits,
  • recherche médicale privilégiée et pas l’humain,
  • politique de rationalisation  des échanges
  • sous-traitance : perte de la qualité et du COLLECTIF : concurrence au sein du même service !

Impact : (témoignages citoyens et soignants)

  • dégradations des soins,
  • fautes professionnelles généralisées,
  • dégradation du niveau d’accueil des patients,

Au sujet des études infirmières :

  • différence entre les stages et la réalité,
  • nombre d’inscription en baisse depuis le passage à 4 ans d’études,
  • manque d’encadrement stage (car trop travail pour l’équipe et impossibilité d’encadrer les stagiaires),

Droit des femmes enceintes :

Témoignage : enceinte mais non écartée, relocalisation, proposition de poste « adapté », qui consiste à combler les postes vacants. Véritable pression psychologique : accepter le changement de poste (par exemple en service de revalidation, donc toujours à risque pour la femme enceinte), ou proposition de se mettre sous certificat médical (donc perte salariale).

  • La santé en lutte concerne aussi directement les patients et tous les citoyens !

5. Principes de fonctionnement de La santé en lutte

Fonctionnement : interprofessionnel, démocratique,  intersyndical (syndiqués ou non).

Raison de la lutte : faire entendre nos revendications, via des actions : pression sur le gouvernement : actions de solidarité, actions symboliques.

Organisation manifestation nationale sur le sujet de la Santé : 29 mars

6. Motivations

Discussion :

→ La politique belge est directement lié aux directives EU : Difficulté de faire entendre les revendications car pression EU (marchandisation de la santé), y compris en matière de rentabilité et de pression managériale. (Pour rappel, la Santé en Lutte avait déjà organisé un meeting en octobre 19, avec des représentants du collectif Inter-urgences français, et un intervenant italien, pour témoigner des luttes respectives)

→ La direction des hôpitaux est non issue du monde médical – leur but : rationnaliser l’offre pour diminuer les frais.

→ Politique de réduction des cotisations patronales (tax shift) a amené une régression niveau sécurité sociale et soins de santé…

→ Santé = secteur non-marchand – mais en fait on se bat sur le marchand ! D’où, important de prendre le contrôle des chiffres, connaitre les informations du budget, la répartition de celui-ci.

→ En réponse à l’idée précédente : attention à comment on amène la problématique. On n’est pas des coûts ni des dépenses. « Les soins de santé sont-ils des coûts ou un investissement ? »

Nous produisons qqch de valeur qui mérite un investissement à la hauteur, pour que ça reste de valeur.

→ Les soignants doivent se réapproprier les moyens.

les politiques décident-ils d’investir / de récupérer de l’argent ?

→ Pénurie d’infirmier, mais malgré cela : actes A.S en plus, sans augmenter les barèmes !

→ Communication politique : excellence, hôpital du futur, co-partenariat patient-soignant…

→ Impossibilité de se faire entendre par les politique.

→ Attention de différencier la logique comptable/financière et la logique économique.

→ La santé c’est de l’humain = pas de la comptabilité, il faut donc demander de restaurer des logiques de valeur humaine, et non financière ! (Opinion publique favorable à LSL, lutte légitime)

Autres réflexions :

– Absence des médecins dans le débat, eux-mêmes comprimés dans leur profession… Cellule managériale, médecins n’ont pas leur mot à dire. Nouvelle génération de médecins éduqués de cette façon.

– Lors des études d’infirmière : pas d’objectif de résultat mais de moyen // réalité du travail : face-à-face avec le manque de moyens, pas possible d’assurer les objectifs.

– Réflexion éthique sur le travail nécessaire, les réunions d’équipe ne mènent pas à ces réflexions, pas de coordination.

– Hiérarchie pesante.

– Nécessité de remettre davantage en question la permissivité de la sous-traitance, le profit engendré par « l’hôtellerie hospitalière », créé à partir du budget initial destiné aux soins de santé.

– Santé de la population : seules les personnes aisées peuvent se permettre des soins de qualité ! Mais quand les patients, premiers concernés, le découvrent, ils n’ont pas le temps ni l’énergie pour se battre contre cette perte d’accès aux soin, car sont préoccupés par leur santé, ne peuvent dès lors pas se mobiliser.

(lien avec les revendications de LSL https://lasanteenlutte.org/nos-revendications/)

7. Perspectives

  • Suite à cette première AG de La santé en lutte Liège, une coordination se réunira dans les 3 prochaines semaines afin d’organiser la mobilisation sur Liège. Ceci dans la perspective de la manifestation du 29 mars 2020 et d’une 2ième AG sur Liège.
  • Un attention particulière sera donnée au fait de mobiliser les métiers plus précarisés par les attaques sur le secteur de la santé et de cibler le non-hospitalier (MR, domicile, milieu psychiatrique).
  • Enfin, le corps médical reste le bienvenu dans la lutte.

8. Agenda

– MARDI 28/01 : Manif pour la sécurité sociale – Bloc La santé en lutte

– VENDREDI 7/02 : 3ème Assemblée Générale de La santé en lutte de BXL
18h30 au Pianofabriek , rue du Fort 35, 1060 St-Gilles

– LUNDI 10/02 : La santé en lutte sera au Lundi Contre la Dette, à l’Aquilone, blvd Saucy 25, Liège. (organisé par le CADTM et Collecti.e.f 8 mars)

– DIMANCHE 8/3 
Bruxelles : Marche mondiale des femmes, 14h, place de la Monnaie
Liège : cyclo-parade féministe, 14h, place Tivoli
Appel à la grève des femmes le 9 mars.

– DIMANCHE 29/03 : Grande Manifestation de La santé en lutte, 13h, Porte de Hal à BXL

AG BRUXELLES · 2 · 08/11/19

Compte rendu de la 2ième assemblée générale de La santé en lutte Bruxelles, 08 novembre 2019

1) Bilan des dernières semaines de mobilisation dans le secteur :

24/10 : Journée de grève dans les hôpitaux privés

25/10 : Meeting et soirée de solidarité avec des orateurs de l’inter-urgences en France, un collègue italien, des représentants syndicaux belges et de la santé en lutte.

29/10 : Action réussie devant de cabinet de la ministre de la santé.

5/11 : début de la grève de l’entretien ménager au CHU Brugmann pour plus de personnel et une augmentation de salaire (mobilisation toujours en cours).

7/11 : Journée de grève et de manifestation du secteur public à Bruxelles.

Adoption d’un amendement au parlement pour l’octroi d’un budget “blouses blanches”. Première petite avancée suite aux différentes mobilisations de ces derniers mois.

La mobilisation continue à se propager et de plus en plus de collègues commencent à comprendre qu’eux-mêmes peuvent rentrer en lutte.

Nouveau site internet : www.lasanteenlutte.org

Continuer à rejoindre le groupe Whatsapp via ce lien : https://chat.whatsapp.com/CIV7YfD4JumGQ2fbyBbENL

2) Tour de salle : “Qu’est ce qu’il se passe dans mon service/hôpital en terme de mobilisation?”

Discussion avec les participants à l’AG sur la situation de la mobilisation dans le privé, le réseau IRIS (St-Pierre, Brugmann,…). Discussion sur le rôle des syndicats.

Bilan général : il faut continuer à informer et mobiliser les collègues partout où c’est possible ! Discussion sur l’importance de converger public/privé dans les futures mobilisations.

3) Présentation campagne “Se déclarer en lutte” :

– Créer un réseau de contact et de mobilisation à travers la Belgique.
– Elargir le mouvement.
– Déclaration symbolique et militante : montrer le plus largement possible que l’on n’est plus d’accord d’accepter : les mauvaises conditions de travail, la dégradation de la qualité des soins, les bas salaires dans le secteur,…
– Toutes les infos sont sur le site web avec un formulaire à remplir et les affichettes à imprimer pour prendre la photo avec ses collègues. Prendre le temps d’expliquer la démarche à ses collègues. L’expression de ce désaccord peut être un premier pas vers la mobilisation.

4) Slogan autour des 3 revendications prioritaires :

Longue discussion sur les revendications prioritaires.

Accord autour du slogan : “ Plus d’effectifs, plus de salaire, plus d’humanité”.

5) Plan d’action :

Discussion sur le bilan de nos actions des dernières semaines et décisions sur la suite :

  • Plancher sur une lettre ouverte et un appel à une rencontre entre les différents signataires de la pétition et les différents acteurs syndicaux + associations professionelles,… pour discuter d’une journée d’action nationale pour la défense du secteur de la santé et pour une amélioration conséquente des conditions de travail.
  • Plancher sur une lettre à l’attention des médecins pour tenter de les impliquer dans la mobilisation.
  • Organiser une manifestation en rue en décembre pour continuer à faire parler de la santé en lutte et du malaise dans le secteur.
  • Organiser une action surprise dont les détails ne peuvent pas être communiqués par ici 😉

6) Agenda :

  • Prochaine AG à Bruxelles : 7 Février 2020.
  • D’ici la prochaine AG à Bruxelles, nous organiserons une réunion de LSL à Liège pour étendre le réseau.
  • Manifestation à Bruxelles en décembre : date à fixer.

AG BRUXELLES · 1 · 13/09/19

Compte rendu de la 1ière assemblée générale de La santé en lutte Bruxelles, 13 septembre 2019

Ce 13 septembre a eu lieu notre première grande assemblée générale. Nous étions une centaine réunis pour spécifier nos revendications, établir un plan d’action et détailler notre organisation interne.
Mais en premier lieu nous avons pris le temps d’échanger autour de nos difficultés au travail ou simplement dans les soins de santé. Suite au témoignage d’Emilie, infirmière à Brugmann, Malika, médecin à Saint Pierre, et Anne-France, patiente, nous avons fait un tour de salle riche en témoignage. Ce qui se dégage assez rapidement est que la situation des soins de santé est aussi problématique pour les soignant·e·s que pour le personnel ouvrier ou pour encore les patient·e·s. Nous sommes face à un système qui ne remplit plus sa mission, celle d’offrir des soins de qualité pour toutes et pour tous. Un système qui ne traite plus bien ces travailleur·euse·s, les épuises, les pousses à bout, les empêche de faire correctement et humainement leur métier.

1 – Revendications

Suite à ce tour de salle nous avons pu nous atteler à l’établissement de nos revendications, celles-ci pouvant être détaillées ou encore améliorées lors de nos prochaines assemblées générales. Nous voulons donc :

  1. Un refinancement des soins de santé[1] avec une transparence sur l’utilisation du budget.
  2. L’engagement de plus de personnel pour assurer des soins de qualité à toutes et tous.
  3. Une revalorisation salariale de tous les métiers de la santé[2].
  4. Un arrêt de la précarité des emplois.
  5. Une amélioration de nos conditions de travail : sortir de la logique d’actes à la chaine et revenir à une prise en charge humaine des patient·e·s dans leur globalité.
  6. Une véritable politique d’attractivité pour les métiers de la santé.
  7. Être associé, patient et personnel de la santé, à toutes les grandes décisions concernant le secteur.
  8. Une réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires.
  9. Une révision des normes d’encadrement[3].
  10. Une véritable politique de bien-être au travail et un arrêt du management inhumain et autoritaire qui traite le personnel et les patient·e·s comme des chiffres et des statistiques.
  11. Des mesures pour lutter contre les différents types de harcèlements et de discriminations[4].
  12. Une diminution de l’âge de la pension.
  13. Un accès à des soins de santé dignes et humains pour toutes et tous, indépendamment de nos origines sociales et/ou culturelles.
  14. Un développement de la prise en charge et des soins de première ligne via le système des maisons médicales.
  15. Un arrêt de l’hyperflexibilité[5] forcée.
  16. Une prise en considération du temps de change.
  17. Une véritable protection de la maternité.
  18. Un arrêt de la dynamique de marchandisation des soins.
  19. Un arrêt du recours au privé via l’externalisation des services.
  20. Une amélioration de l’accès aux études de soignant·e·s, ainsi qu’un arrêt de l’utilisation des stagiaires comme main d’œuvre gratuite pour les institutions.


Il a été également décidé de converger tant que possible avec les autres mouvements sociaux.

2 – Plan d’action

Nous avons ensuite établi un plan d’action afin de faire pression sur le fédéral ainsi que sur le patronat :

  1. La pétition
    Continuer à diffuser la pétition en ligne : https://www.change.org/p/futur-gouvernement-f%C3%A9d%C3%A9ral-belge-des-soins-de-qualit%C3%A9-pour-tous-kwaliteitsvolle-zorg-voor-iedereen-lasanteenlutte?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=share_petition&recruited_by_id=87f93d40-ccc6-11e9-8820-4dc326874644&share_bandit_exp=initial-17573341-fr-FR&share_bandit_var=v0&utm_content=fht-17573341-fr-fr%3Av2&fbclid=IwAR29pKO6i4IRtztGfnMqgdAkr5TFbGMXZD-72f_qjVBLmAg6pLFJ92rv5k0

    Celle-ci permet d’appuyer nos revendications et faire connaître largement notre mouvement

  2. Se déclarer en lutte
    Nous invitons tous le personnel de la santé à se « déclarer en lutte ». Via un google form que nous diffuserons prochainement chacun·e pourra inscrire son unité ou son service afin de lister toutes les institutions en lutte sur la Belgique.

  3. Poursuivre les actions des mardi des blouses blanches
    Nous continuons et invitons tout le secteur à participer aux mardis des blouses blanches.
    Cette campagne vise à faire des actions de contestation (rassemblements, débrayages, etc) tous les mardis. Envoyez-nous vos photos et vidéos, ainsi que vos témoignages sur la page facebook La santé en lutte ou sur lasanteenlutte@gmail.com

  4. Participer à la manifestation du non marchand le 24 octobre
    Le 24 octobre le secteur privé appel à manifester pour l’application des accords du non marchand. Nous participerons à cette manifestation.

  5. Organiser un rassemblement devant le cabinet du ministère de la santé
    Il faut envoyer un message fort au futur gouvernement et maintenir la pression sur le gouvernement actuel, même s’il est en affaire courante. La question du refinancement de la santé doit être au cœur des politiques du fédéral d’aujourd’hui et de demain.

  6. Organiser une grande journée d’action et de grève pour le refinancement des soins de santé.
    Ceci en concertation avec les organisations signataires ainsi qu’avec les syndicats.

  7. Organiser un meeting et une soirée de soutien le 25 octobre
    Un meeting suivi d’un concert sera organisé le 25 octobre à partir de 18h à Etterbeek, rue du doyen n°6.

  8. Continuer à dénoncer nos conditions de travail et de soins
    Organiser des actions directes pour dénoncer nos conditions et faire pression sur le patronat et le fédéral.
     

3 – Organisation interne

Il a été décidé de fonctionner en assemblée générale, sur un rythme d’une assemblée tous les 2 mois pour l’instant. Cette assemblée générale est le cœur démocratique du mouvement. C’est là que sont prises les grandes décisions, à la majorité simple, une personne représentant une voix.

Par ailleurs, une coordination est formée de volontaires pouvant/voulant s’impliquer plus avant dans l’organisation et le suivi des décisions prises par l’AG. Cette coordination se réuni toutes les deux semaines pour gérer et organiser le suivi médiatique, organisationnel et pratique du mouvement.

4 – Rappel des canaux de communication

Rappelons les différents moyens d’échanger :

– Pour toutes demandes officielles nous avons l’adresse email lasanteenlutte@gmail.com

– La page facebook La santé en lutte sert de canal de communication large

– Le groupe facebook La santé en lutte sert de lieu d’échange

– Le fil info whatsapp sert de canal d’information direct et à sens unique pour toutes les informations importantes.

La coordination peut à tout moment être interpelée via l’adresse email lasanteenlutte@gmail.com

5 – Motion de soutien aux collègues en lutte en France

Nous avons ensuite adopté une motion de soutien aux collègues en lutte en France, la voici :

« Les paramédicaux des Services d’Accueil des Urgences de toute la France sont entrés en grève depuis plusieurs mois pour dénoncer la situation des Urgences en France.

A Paris, en avril 2019 – Les urgences de l’hôpital Lariboisière, Pitié Salpêtrière, Saint-Louis, Cochin, Hôtel-Dieu, Ambroise Paré, HEGP, Louis Mourier, Kremlin- Bicêtre, Robert Debré, Mondor, Necker, Bichat, Trousseau, Antoine-Béclère et Tenon sont entrés grève et se sont joint au mouvement des Urgences de Saint- Antoine débutée le 18 Mars 2019. Un collectif de paramédicaux est alors créé et fédère peu à peu les services d’Urgences avec le soutien des syndicats majoritaires.

En septembre, 5 mois après, ce sont plus de 240 services qui sont désormais mobilisés et en grève sur l’ensemble du territoire français. Il y a quelques jours, L’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) et l’intersyndicale de praticiens hospitaliers APH ont décidé de se rallier au mouvement mené aux urgences, réclamant comme eux « réouvertures de lits», embauches et revalorisations salariales.

Ce mouvement d’ensemble vise à débattre de la situation des Urgences et des hôpitaux en France et à tirer la sonnette d’alarme sur les conditions de travail, le

manque de reconnaissance et la destruction, à petit feu, du service de santé public.

Le développement des Urgences atteint en effet ses limites, avec une activité arrivée à saturation pour l’ensemble des services et une difficulté toujours plus grande à trouver des places d’hospitalisations en aval. Les dysfonctionnements du système, par exemple l’offre de soins sur le territoire ou les politiques sociales, amplifient ces difficultés. La majoration des situations d’isolement et de précarité renforce le recours aux Urgences avec des patients chronophages dont le système de tarification actuel ne valorise ni le temps passé auprès d’eux ni la difficulté à les orienter vers des structures adaptées.

En raison des difficultés de ce travail, le turn-over est fort et le recrutement devient de plus en plus complexe. Les professionnels de la santé font alors face d’un côté à un travail qui nécessite une montée en compétences et de l’autre à un appauvrissement des candidatures. C’est pourquoi le collectif revendique plus de personnel et une revalorisation de leurs métiers.

Les collègues belges du secteur de la santé réunis ce vendredi 13 septembre à Bruxelles pour leur première grande assemblée générale de « La santé en lutte » déclarent donc :

  • –  Leur solidarité avec leurs collègues en France qui luttent pour des conditions de travail dignes et de soins de qualité pour toutes et tous.
  • –  Leur engagement à faire le maximum pour être aux côtés de leurs collègues français dans les mois à venir pour soutenir leur mobilisation. Soignant-e-s en souffrance, en Belgique comme en France, lutte et solidarité ! »


6 – Agenda

Dans un premier temps nous avons :

– Les mardis des blouses blanches
– La manifestions du non marchand du 24 octobre
– La soirée meeting + concert du 25 octobre
– La prochaine assemblée générale le 8 novembre rue de Danemark 70b, 1060 Saint Gilles.

La coordination fera suivre les prochaines dates

PROCHAINE ASSEMBLEE GENERALE LE 8 NOVEMBRE 2019

Liste des institutions présentes :

CHU Brugmann
Cliniques universitaires Saint Luc
CHU Saint Pierre
Erasme
Hôpital Ambroise Paré
Sint Maria Halle Ziekenhuis
Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola
Cliniques Saint Jean
CHC Saint Joseph Liège
CHU Bordet
Centre hospitalier psychiatrique du Chêne aux Haies
Résidence Wiart 126
CPAS d’Ixelles
CPAS Uccle MR MRS Maison de repos et de soins
Maison Médicale Tournesol
Maison Médicale La Clé
Ecole secondaire de Molenbeek Service santé mentale et éducation permanente
SIAMU 112
GSK
FEF Fédération des étudiants francophones
ISEI Institut supérieur de l’enseignement infirmier
Gilets Jaunes
Les équipes populaires
MOC Bruxelles Mouvement Ouvrier Chrétien
Médecine pour le peuple
Syndicat européen des services publics EPSU
CGSP ALR
CSC
CNE
SETCa
BBTK SETCa BHV


[1] Par “soins de santé”, par “système de santé”, par “la santé”, nous entendons tous les acteurs et actrices de la santé : maison de repos, maison médicale, centre PMS, hôpitaux, cpas, soins à domicile, …

[2] Par “tous les métiers de la santé” nous entendons toutes personnes qui participe au système de santé comme défini plus haut. Ce qui comprend autant le service technique, ouvrier, administratif, que soignant.

[3] Les normes d’encadrement des patient·e·s sont les ratio patient·e·s/soignant·e·s minimaux imposé par la législation. Ces normes sont datées et insuffisantes.

[4] Sexistes, sexuels, racisme, LGBTphobie

[5] Par hyperflexibilité nous dénonçons les politiques de bouche trous utilisées par le patronat, celle-ci vise à nous placer et déplacer comme des pions interchangeables dans l’entreprise. Ce management engendre stress, insécurité, erreurs et ne résous nullement le problème de sous-effectif. Enfin, cette politique de management ne prend ni nos spécificités ni nos désidératas en compte.