PLAINTE COLLECTIVE

On a compté les mort·e·s, à eux de rendre des comptes !

Vous êtes révolté.e.s par la manière dont la pandémie covid19 a été gérée, par l’absence de mesures préventives, par l’absence ou le manque de moyens de protection, de tests de dépistage, de directives claires, et leurs conséquences, par le sort réservé aux personnes en première ligne (soignant·e·s, travailleur·euse·s surexposé.e.s) et aux personnes les plus vulnérables ou précarisées (personnes âgées, sans-abri, sans papier, détenues) ?

Vous en avez souffert, vous avez des connaissances qui en ont pâti et souhaitez que les responsables aient à rendre compte de leurs manquements ?
Vous souhaitez réclamer justice, sortir de l’invisibilité et de la passivité ?
Si vous répondez oui à ces questions, la covidplainte est faite pour vous.

Covidplainte.be est une initiative citoyenne, collective, inclusive et gratuite. Il s’agit d’une plainte avec constitution de partie civile, basée sur les motifs suivants :

– les mesures nécessaires pour préserver la santé et la vie des citoyen·ne·s, des plus exposés ou vulnérables, n’ont pas été prises en temps utile
– des manquements graves sont survenus en amont et pendant la pandémie, concernant les moyens humains et matériels qu’il aurait fallu maintenir ou mettre en place pour limiter la propagation du virus et garantir le droit de tou·te·s à l’accès aux soins
– l’absence d’anticipation, le manque de moyens de protection et un sous-financement chronique des soins de santé ont entraîné des conséquences dramatiques, qui auraient pu être évitées.

De ce fait, nos droits, nos vies, notre santé, notre intégrité physique ont été mis en danger.

La plainte s’inspire de celle qui a été déposée en France (plaintecovid.fr). Elle est dirigée contre X, parce que les manquements visés sont collectifs, ont eu lieu en chaîne, touchent de nombreux acteurs à différents niveaux de pouvoir, et qu’il faut déterminer précisément les responsabilités de chacun·e·s. Les griefs sont, entre autres, les suivants: défaut de prévoyance, négligence et abstentions coupables, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger.

Nous invitons les personnes qui désirent se porter partie civile, à se manifester en envoyant un email à partiecivile@covidplainte.be ou à consulter le site covidplainte.be

Plus nous serons nombreux·ses, plus nous aurons du poids.

FRANK ROBBEN IS WATCHING YOU !

La gestion autoritaire du traçage Covid-19.

Nous alertions déjà sur les dérives possible d’un tel programme. Le magazine Wilfried mag a enquêté.

« Le traçage du Covid-19 en Belgique est orchestré pratiquement par un seul homme, Frank Robben, qui a rédigé l’arrêté royal fixant les conditions du suivi des contacts des malades touchés par le coronavirus

Le fonctionnaire se trouve pourtant au cœur de multiples soupçons de conflits d’intérêts, écrit le magazine. Son mandat à l’Autorité de la protection des données (APD), lieu de contre-pouvoir, est en outre illégal. »

« Frank Robben a mis en place un système digne d’un État policier », affirment les témoignages recueillis par le magazine. « Sur une activité aussi sensible, l’exécutif a envoyé un gestionnaire certes très opérant mais surtout totalitaire, extrêmement puissant, capable à lui seul de faire tomber un gouvernement », confie à Wilfried Emmanuel André, ex-coordinateur du traçage Covid-19. « Frank Robben est au cœur d’une situation de monopole sur le marché des données de santé publique et de sécurité sociale. À partir du moment où il occupe à la fois les cénacles du pouvoir et du contre-pouvoir, nous sommes tous pris dans sa toile », analyse le virologue.

La présidente de la Ligue des droits humains, Olivia Venet, abonde dans ce sens. « C’est un simulacre de démocratie. Des choses effrayantes sont en train de se jouer. (…) Dans un système sain, les mandats devraient être confiés à des personnes différentes, mais Frank Robben est partout. Moi, si on m’appelle parce que j’ai été en contact avec un malade, je ne donne pas d’infos, car je ne fais pas confiance. Avec le traçage, les dirigeants de notre pays disposent d’un outil hallucinant, HALLUCINANT, de contrôle sur les citoyens », alerte-t-elle.

Article RTBF : https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_un-big-brother-belge-soupconne-de-mutiples-conflits-d-interets-seul-aux-commandes-du-tracage-du-coronavirus?id=10525390

VIVE LA LUTTE !

Hier nous étions des centaines à nous réunir à Charleroi, Bruxelles, Liège et Namur pour défendre un refinancement des soins de santé et pour désapprouver la politique du gouvernement pendant la crise Covid-19.

Ces rassemblements se sont, à tous les endroits, passés superbement bien malgré la pression policière. Le droit de manifester, entre autres repris dans la Convention européenne des Droits de l’homme, est l’un des droits les plus fondamentaux en démocratie. Nous devons reprendre la rue et défendre nos conditions de travail, une augmentation des effectifs, nos salaires, l’accès aux soins, etc.

Bruxelles

La crise covid-19 n’est bien sûr pas finie et il est important d’en avoir conscience. Si nous sortons dans la rue nous devons le faire en garantissant notre sécurité sanitaire. Mais aujourd’hui il n’y a plus de raison de faire reprendre le travail et la consommation et continuer à interdire la lutte sociale.

Merci à toutes et tous d’être venu·e·s hier.
Nous vous donnons rendez-vous le 13 septembre à 14h au Mont des Arts à côté de la gare centrale de Bruxelles pour démarrer notre Grande Manifestation de la Santé-Grote Betoging voor Gezondheid (event Facebook) !
Profitez de l’été pour convaincre votre entourage et vos collègues qu’il est vital de défendre les soins de santé !

Un plainte va être déposée contre le gouvernement pour sa gestion de la crise covid-19. Nous vous appellerons très prochainement à participer à cette plainte via nos réseaux sociaux.

Namur
Liège
Charleroi

« SOIGNE ET TAIS-TOI! »

Close et Prévot veulent interdire nos rassemblements !

Alors que le Conseil National de Sécurité a fait rouvrir les commerces, les bars, les restaurants, les entreprises et les écoles, alors qu’il envisage l’ouverture des frontières, nous sommes toujours interdits de manifester.

Les magasins sont bondés, la rue Neuve à Bruxelles accueille entre 50 000 et 60 000 personnes par jour dans des espaces couverts, où la distanciation physique n’est pas toujours garantie; les travailleur·euse·s sont agglutiné·e·s dans les transports en commun le matin et le soir; la population est partout en terrasse; mais nous sommes interdits de manifester.

Le message est clair : « travaillez, consommez, mais restez tranquilles».

Comme lors du pic de l’épidémie, le gouvernement fait le choix de confiner ou non les secteurs, selon ce qui lui sied le mieux. L’économie et la finance doivent reprendre, pour le reste, nous devrions patienter.

Nous l’écrivions lors de notre précédent communiqué : nous revendiquons le pouvoir de décider par nous-mêmes ce que nous voulons, ainsi que comment faire entendre nos revendications et comment faire valoir nos droits.

Contrairement au gouvernement nous sommes attentif·ve·s aux conseils sanitaires préconisés par l’OMS : respecter les gestes barrières, la distanciation physique et le port du masque, préférer les rencontres en plein air plutôt que dans des espaces clos, rester confiné si on présente des symptômes du Covid-19, se faire dépister.

Il est très difficile d’accepter aujourd’hui une critique venant d’un gouvernement qui a failli sur toute la ligne à nous donner les moyens d’appliquer ces simples conseils, qui n’a pas protégé nos ainé·e·s, qui a exposé les soignant·e·s en ne fournissant pas le matériel de protection adéquat, qui a mis en danger les travailleur·euse·s de première ligne, qui a été incapable d’effectuer un dépistage massif, qui a sous-équipé les institutions de soins, qui sous-finance le secteur de la santé depuis des années et qui met ainsi en danger sa propre population.

En cette fin de semaine nous avons reçu deux e-mails, l’un du bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, l’autre du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close. Tous deux se font les complices du gouvernement des pouvoirs spéciaux de Madame Wilmès en voulant interdire notre manifestation.

Alors qu’ils applaudissaient le travail des soignant·e·s pendant la pandémie, ils s’essuient aujourd’hui les pieds sur nos droits de manifester et sur nos revendications. Malgré les belles paroles de soutien, le pouvoir ne semble pas disposé à nous laisser l’espace nécessaire à notre expression. Au contraire, la classe politique se serre les coudes pour taire la contestation sociale.

Face aux efforts et aux dangers que nous avons traversés pour compenser leurs manques et sauver des vies, ce déni de démocratie est une injure. Hier nous nous battions sans arme à cause d’un gouvernement plus préoccupé par les intérêts du marché que par nos vies. Aujourd’hui nous devons à nouveau lutter pour exprimer et faire entendre nos besoins et ceux de la population. Qu’à cela ne tienne, notre détermination n’en est que plus forte car nous savons que notre combat est juste et qu’il doit être mené !

En effet, le refinancement de la santé est vital pour l’ensemble de la population, nous le constatons chaque jour. Dans les maisons de repos, à domicile ou à l’hôpital, nous ne sommes plus à même de fournir des soins de qualité, pire, des patient·e·s meurent par manque de moyen et d’effectif. Nos conditions de travail pèsent sur notre santé mentale et physique et nos salaires peinent à nous faire vivre correctement.

Nous devons lutter ensemble, travailleur·euse·s et (futur·e·s) patient·e·s car nos destins sont liés. Nos vies sont en jeu. Ce jeu est celui de la maximisation des profits auquel se plaisent à jouer nos dirigeants.

Nous ne pouvons pas l’accepter, nous devons nous y opposer.
Non au retour à l’anormal !

Nous réaffirmons donc notre détermination à nous rassembler ce dimanche à 14h ! Nous maintenons nos actions face à la répression.

Pour des raisons d’organisation et de capacité à assurer l’encadrement nécessaire, nous décidons de maintenir tous nos rassemblements à l’exception de celui de Namur. Nous appelons tou·te·s celles et ceux qui le peuvent à rejoindre les autres rassemblements prévus à Charleroi, Liège et Bruxelles.

Nous assurerons nous même notre sécurité sanitaire.
Veillez à venir avec vos masques et à respecter les gestes barrières élémentaires.

Mais surtout n’oubliez pas, vos plus beaux slogans, vos plus belles banderoles et votre détermination à faire changer cette société !

Rappel des lieux de rassemblements:
A Bruxelles, dos au cabinet De Block et au ministère de la Santé (Boulevard du Jardin Botanique 50, 1000 Bruxelles)
A Charleroi, dos au ministère de la Finance (Rue Jean Monnet 14, 6000 Charleroi)
A Liège, Place Saint Lambert
A Namur, ANNULE

https://www.facebook.com/events/190436105515353/

SCHENDINGEN VAN HET RECHT OM TE DEMONSTREREN

De staat wil gebruik maken van de gezondheidscrisis om het recht op demonstratie te verstikken. Onder het mom van de gezondheid wil de regering het protest inperken.

Dit verbod op democratische meningsuiting is onaanvaardbaar terwijl velen onder ons dagelijks werken in een omgeving die geen ruimte biedt voor fysieke afstand en veiligheidsmaatregelen.

We eisen de bevoegdheid op om zelf te beslissen wat we willen, hoe we onze eisen kunnen laten horen en hoe we onze rechten kunnen laten gelden.

In tegenstelling tot de overheid hebben wij aandacht voor de gezondheidsaanbevelingen van de WHO*: respecteer de veiligheidsregels, fysieke afstand en het dragen van maskers. Kom niet naar de bijeenkomsten als je symptomen van Covid-19 vertoont en laat je testen, jezelf en de mensen om je heen.

Het is erg moeilijk om vandaag de dag kritiek te accepteren van een regering die ons niet de middelen heeft verschaft om dit eenvoudige advies na te leven, die er niet in is geslaagd onze ouderen te beschermen, die gezondheidswerkers heeft blootgesteld door geen adequate beschermende uitrusting te leveren, die eerstelijnswerkers in gevaar heeft gebracht, die niet in staat is geweest om een massale screening uit te voeren, die gezorgd heeft voor minderwaardig uitgeruste zorginstellingen, die de gezondheidssector jarenlang ondergefinancierd heeft en zo haar eigen bevolking in gevaar brengt.

Zelfs vandaag de dag moeten gezondheidswerkers nog steeds 8 uur lang maskers dragen op een moment dat ze maar 3 tot 4 uur effectief zijn. Vandaag moeten we nog steeds dezelfde beschermende mantel gebruiken om van de ene naar de andere isolatie te gaan. Zelfs vandaag wordt het gezondheidspersoneel nog niet systematisch gescreend. Zelfs vandaag nog wordt de massale screening niet uitgevoerd. Zelfs vandaag nog geeft u ons niet de middelen om een mogelijke tweede golf tegemoet te zien. Ook nu nog steekt u de zorginstelingen in de schulden en zet u de gezondheidszorg onder druk.

Dit paternalisme om onze manier van strijden te bepalen is weer een daad van geweld tegenover de mensen die de gevolgen van deze nalatigheid hebben moeten ondergaan.

Aan de overheid : we hebben u niet nodig, u die misbruik maakt van de positie die de volmachten u geven terwijl u in een regering van lopende zaken zat, om onze rechten te beperken en ons leven in gevaar te brengen.

Zoals de WHO* stelt: « zelfs in de context van een pandemie is publiek protest belangrijk ». Bovendien herinnert ze eraan : « In de buitenlucht zijn lijkt het risico van blootstelling te verminderen, aangezien het virus niet lang in de zon kan overleven en de luchtcirculatie beter is, maar het is geen garantie tegen besmetting. Gezondheidsdeskundigen waarschuwen dat bepaalde activiteiten in verband met demonstraties – zoals het nemen van openbaar vervoer om bijeenkomsten bij te wonen of gearresteerd worden en samen met anderen binnen opgesloten worden – het risico van blootstelling aan het virus kunnen vergroten. »

Kortom, mevrouw Wilmès, als u echt iets wilt doen en eindelijk iets nuttigs wilt doen:

– Geef ons voldoende openbaar vervoer zodat we onze fysieke afstand kunnen bewaren.

– Neem de demonstranten niet gevangen.

– Laat je politie maskers dragen.

– Zorg voor de nodige tests voor de massale screening van de bevolking.

– Zorg voor adequate beschermingsmiddelen voor de bevolking en de werkers.

– Geef het ongelijk van de overheid toe en herstel dit door te herinvesteren in de gezondheidszorg en door de sociale zekerheid als geheel goed te organiseren.

In de tussentijd zullen wij demonstreren en voor onze eigen sanitaire veiligheid zorgen.

Laat ons allemaal samenkomen om een haag van oneer te vormen op zondag 14 juni om 14.00 uur:

– In Brussel met de rug naar het kabinet De Block en het Ministerie van Volksgezondheid (Kruidtuinlaan 50, 1000 Brussel)
– In Charleroi met de rug naar het Ministerie van Financiën (Rue Jean Monnet 14, 6000 Charleroi)
– In Luik Place Saint Lambert
– In Namen, met de rug naar het Ministerie van Waals Volksgezondheid (Rue Kefer 2, 5100 Namen)

Kom met je banners, je slogans, je maskers, je witte, groene, zwarte, rode blouse, kortom, kom zoals je bent!

* »Even In A Pandemic, WHO Believes That Public Protests Are Important »https://www.npr.org/sections/goatsandsoda/2020/06/08/872419850/even-in-a-pandemic-who-believes-that-public-protests-are-important?utm_term=nprnews&utm_campaign=npr&utm_source=facebook.com&utm_medium=social&fbclid=IwAR21GUbaeEb4_REjNOQCaDlb0wn3_RcsljoXhN8HaA–y_pLQlyWmcNbLPY&t=1591782128809&t=1591873402222

ATTEINTES AU DROIT DE MANIFESTER

Non à l’état d’exception permanent !

L’État veut aujourd’hui profiter de la crise sanitaire pour étouffer le droit de manifester. Sous prétexte de santé, le gouvernement vise à limiter la contestation.

Cette interdiction de l’expression démocratique est inadmissible alors que tous les jours beaucoup d’entre nous travaillons dans des environnements qui ne permettent pas de respecter la distanciation physique et les mesures de sécurité.

Nous revendiquons le pouvoir de décider par nous même ce que nous voulons, ainsi que comment faire entendre nos revendications et comment faire valoir nos droits.

Contrairement au gouvernement nous sommes attentif·ve·s aux recommandations sanitaires préconisées par l’OMS*: respecter les gestes barrières, la distanciation physique et le port du masque. Ne pas venir aux rassemblements si vous présentez des symptômes du Covid-19, et faites vous dépister, vous et votre entourage.

Il est très difficile d’accepter aujourd’hui une critique venant d’un gouvernement qui a failli sur toute la ligne à nous donner les moyens d’appliquer ces simples conseils, qui n’a pas protégé nos ainé·e·s, qui a exposé les soignant·e·s en ne fournissant pas le matériel de protection adéquat, qui a mis en danger les travailleur·euse·s de première ligne, qui a été incapable d’effectuer un dépistage massif, qui a sous équipé les institutions de soins, qui sous-finance le secteur de la santé depuis des années et qui met, ainsi, en danger sa propre population.

Encore aujourd’hui le personnel de santé doit porter des masques pendant 8h d’affilée alors qu’ils ne sont efficaces que 3 à 4h. Encore aujourd’hui nous devons utiliser la même blouse de protection pour aller d’un isolement à un autre. Encore aujourd’hui le personnel de santé n’est pas dépisté systématiquement. Encore aujourd’hui le dépistage massif n’est pas opérationnel. Encore aujourd’hui vous ne nous donnez pas les moyens d’affronter une éventuelle deuxième vague. Encore aujourd’hui vous endettez les structures de soins et mettez une pression marchande sur la santé.

Ce paternalisme constituant à nous dicter notre manière de lutter est une violence de plus à l’égard des personnes qui ont dû essuyer les conséquences de ces négligences

Au gouvernement: nous n’avons pas besoin de vous, qui abusez de la position de force dans laquelle les pouvoirs spéciaux vous ont placé alors que vous étiez en affaires courantes, et qui limitez nos droits et mettez en danger nos vies.

Comme l’affirme l’OMS*: « même en contexte de pandémie, les protestations publiques sont importantes ». De plus, celle-ci rappelle : « Le fait d’être à l’extérieur semble réduire le risque d’exposition, car le virus ne peut pas survivre longtemps au soleil et l’air circule mieux, mais ce n’est pas une garantie contre l’infection. Les experts de la santé avertissent que certaines activités liées aux manifestations – comme prendre les transports publics pour assister aux rassemblements ou se faire arrêter et emprisonner à l’intérieur avec d’autres – pourraient augmenter le risque d’exposition au virus. »

En somme, madame Wilmès, si vous voulez vraiment agir et faire enfin quelque chose d’utile :

– Donnez nous suffisamment de transports en commun pour qu’on puisse respecter la distanciation physique.
– N’emprisonnez pas les manifestant·e·s.
– Faite porter des masques à votre police. 
– Fournissez les tests nécessaires au dépistage massif de la population.
– Fournissez le matériel de protection adéquat à l’ensemble de la population et aux travailleur·euse·s.
– Admettez les torts du gouvernement et réparez les en organisant solidement le réinvestissement des soins de santé et de la sécurité sociale dans son ensemble

En attendant, nous, nous manifesterons et assurons nous même notre sécurité sanitaire.

#NonÀLÉtatDExceptionPermanent

Rendez-vous ce dimanche 14 juin à 14h :
A Bruxelles, dos au cabinet De Block et au ministère de la Santé (Boulevard du Jardin Botanique 50, 1000 Bruxelles)
A Charleroi, dos au ministère de la Finance (Rue Jean Monnet 14, 6000 Charleroi)
A Liège, Place Saint Lambert
A Namur, dos au ministère de la Santé de la région wallonne (Rue Kefer 2, 5100 Namur)

Venez avec votre masque, respectez les mesures d’hygiène et maintenez la distanciation physique.

* »Even In A Pandemic, WHO Believes That Public Protests Are Important »https://www.npr.org/sections/goatsandsoda/2020/06/08/872419850/even-in-a-pandemic-who-believes-that-public-protests-are-important?utm_term=nprnews&utm_campaign=npr&utm_source=facebook.com&utm_medium=social&fbclid=IwAR21GUbaeEb4_REjNOQCaDlb0wn3_RcsljoXhN8HaA–y_pLQlyWmcNbLPY&t=1591782128809&t=1591873402222

Témoignage de terrain : « Les rives qui enserrent »

J’en ai lu, aujourd’hui, de ces statuts qui voulaient parler en mon nom.
J’en ai lu de ces absurdités, sans noms, proférées au nom de ce joli corps qu’est le corps médical.

J’ai donc, avec étonnement, appris que les manifestations de ce week-end étaient une insulte envers le corps médical. Et bien, c’est bien de là que je vous parle, du corps médical: ne parlez pas en mon nom.

Ce qui détruit le corps médical, ce n’est certainement pas le Covid, et encore moins les manifestations contre le racisme et les violences policières.

Ce qui fait violence au corps médical ce sont les coupes budgétaires qui ont été faites dans les soins de santé par les gouvernements successifs.

Ce qui est insultant pour le corps médical c’est les horaires et les salaires de mes collègues infirmiers brancardier, aide-soignants et techniciens de surface…

J’en ai lu aussi des absurdités sur des vitrines, oui c’est moche, bien sûr c’est moche, Mais ce sera probablement en majeure partie remboursé par des assurances.
Évidemment, et je le redis, c’est moche.
Moche…mais pas autant que la rengaine qu’on nous sort après chaque manifestation, après chaque dégât matériel, comme une insulte aux dégâts humains auxquels on n’accorde aucune attention, comme une insulte aux gens qui ont été victimes de violences policières et qui ont été enterrés par nos silences complices.
Une insulte, une violence de ceux qui ne voient même plus leurs privilèges tellement ils sont gros comme des montagnes.

J’en ai lu aujourd’hui des imbécilités, comme si les manifestations de ce week-end étaient responsables de l’hécatombe qui a sévi dans les maisons de repos et de soins.
Comme si les manifestants étaient responsables de ces auberges bas de gamme qui sucent leur pension aux aînés pour des frais d’hôtellerie infâmes et où les infirmiers et aide-soignants sont traités comme de la marchandise et payés comme des chiens.

J’en ai lu des ces statuts imbéciles venant majoritairement de gens « blancs-cravate-chemise » qui vous appauvrissent de plus en plus et préfèrent renflouer des industries et des banques en vous cachant l’évasion fiscale et en vous expliquant que c’est normal de menotter des enfants.

Et pour paraphraser Bertolt Brecht, j’en ai lu de ces statuts ignobles où ils vous disent souvent d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais ne vous disent jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent.

Ils ne savent rien de la dignité humaine et de la grandeur de la solidarité.
Et à chaque fois qu’ils seront menacés par des idéaux humains ils accuseront le coloré, l’étranger, le pauvre, la femme, les différents…et parleront de « morale » ou de « valeurs ».

Selma BM

Photo (c) Krasnyi Collective

DÉCONFINONS NOTRE COLÈRE !

TOURNONS LEUR LE DOS !

Le 14 à 14h ! Nous vous donnons rendez-vous à Namur, Liège, Charleroi et Bruxelles, ensemble, personnel de la santé et population, pour former une haie de déshonneur !

Tournons leur le dos ! Laten we hen de rug toekeren !

– Parce que Maggie de Block a cru qu’elle pouvait nous réquisitionner comme des pions, tournons-lui le dos.
– Parce que Sophie Wilmès ose dire qu’elle écoute et comprend la souffrance des soignant·e·s après avoir amputé le budget de la santé de 900 millions d’euros, tournons-lui le dos.
– Parce que l’Etat a laissé mourir nos ainé·e·s dans des conditions inhumaines, tournons-lui le dos.
– Parce que nous sommes en colère contre la gestion de cette crise et la mise en danger systématique des travailleur·euse·s de première ligne, tournons-leur le dos.
– Parce qu’on nous a envoyé soigner sans matériel, sans masque, sans effectif suffisant, tournons-leur le dos.
– Parce que le gouvernement a minimisé les risques pour pouvoir rationner le matériel de protection, tournons-lui le dos.
– Parce qu’ils ont maintenu l’activité économique tant qu’ils le pouvaient, au péril de nos vies, tournons leur le dos.
– Parce qu’on ne fait pas de bénéfices ni d’économies sur la maladie, tournons le dos à la marchandisation !
– Parce que la sécurité sociale n’est pas une variable d’ajustement, tournons le dos aux politiques d’austérité !
– Parce que nos dirigeants nous traitent avec mépris, rassemblons-nous pour leur tourner le dos.

Ce monde politique et ses ambitions financières ne nous représentent pas !
Contre le retour à l’anormal renversons la table de monde marchand pour construire un « après » plus juste, plus humain, plus démocratique, plus égalitaire.
Luttons pour un accès à des soins de qualités pour toutes et tous.
Luttons pour un renforcement de nos métiers et de nos salaires, pour une révision des normes d’encadrement, pour une démocratie dans nos institutions de soins, pour plus d’effectifs, pour des contrats stables, pour une santé basée sur l’humain plutôt que sur les chiffres, pour une sécurité sociale forte, …

A Bruxelles, dos au cabinet De Block et au ministère de la Santé (Boulevard du Jardin Botanique 50, 1000 Bruxelles)
A Charleroi, dos au ministère de la Finance (Rue Jean Monnet 14, 6000 Charleroi)
A Liège, Place Saint Lambert
A Namur, dos au ministère de la Santé de la région wallonne (Rue Kefer 2, 5100 Namur)

Venez avec vos banderoles, vos slogans, vos masques, votre blouse blanche, verte, noire, rouge, enfin, venez comme vous êtes !

Respectons la distance physique et les gestes barrières.

Si vous voulez organiser un rassemblement dans un autre lieu, dans votre ville, envoyez-nous un message !

54230€ PAR AN? RTL INTOX!

Mardi soir RTL (1) a annoncé qu’en Belgique les infirmier.e.s ne sont pas les plus mal payé.e.s d’Europe et avance le chiffre de 54000 euros annuel.

L’échelle barémique de la commission paritaire des soins de santé (2), bien que la moins mal lotie de ce qui est convenu d’appeler le secteur non marchand, est très en dessous des chiffres avancés par RTL. Outre les barèmes, quelques conventions collectives portent sur les dédommagements des débordements de la vie professionnelle sur la vie privée (primes de pauses pour les horaires de nuits, de we et jours fériés).

Alors pourquoi cette manipulation grossière des chiffres de la part de RTL? On pourrait se contenter de croire à une simple erreur journalistique d’un·e pigiste payé·e au lance pierre par la chaîne privée ou s’interroger très sérieusement sur une volonté manifeste de discréditer la mobilisation des agent·e·s de soins de santé et leurs revendications en les faisant passer pour, comme le disait la ministre Marie Christine Marghem sans sourciller, « des enfants (gâtés) qui n’ont pas eu ce qu’ils voulaient ».

Pourquoi parler en salaire brut annuel quand l’usage veut que l’on utilise la rémunération mensuelle et surtout sans préciser qu’il s’agit du brut?

Pourquoi ne pas rappeler que nos salaires deviennent acceptables grâce à ces primes de pauses, que les horaires décalés qui empiètent sur nos vies sociales et familiales ont aussi un lourd impact sur notre santé?

Pourquoi ne pas préciser que dû à ces horaires, la plupart des infirmièr·e·s  diminuent leur temps de travail pour concilier vie professionnelle et familiale, ce qui a un impact direct sur leurs revenus? 

Pourquoi ne pas rappeler que la pénibilité du métier est telle que les carrières sont courtes et bénéficient donc rarement des années d’ancienneté sur la fiche de paye?

Pourquoi nous comparer uniquement aux autres infirmiers européens et ne pas en profiter pour nous situer sur une échelle salariale avec les autres secteurs belges?

Pourquoi ne pas s’être intéressé aux conditions de rémunération des actionnaires des fournisseurs du matériel hospitalier (par exemple)?

Pourquoi ne pas évoquer les normes d’encadrement qui ne sont pas respectées dans les faits et de toutes façons insuffisantes (3) (4) (5), de sorte que nous voyons notre travail s’intensifier sans aucune compensation et que notre responsabilité pénale est engagée pour la plupart de nos gestes?

Pourquoi ne pas enquêter sur le dépassement de ces normes lié aux besoins cliniques et à une technicité de plus en plus pointue nécessitant beaucoup plus de temps de préparation, ni sur l’inflation administrative intenable liée à la tarification à l’acte et à l’idéologie de l’efficience et de la culture du résultat qui sont très loin du principe de la qualité des soins qui devrait être le seul curseur pour une politique de santé publique digne d’un pays dont le PIB est parmi les plus élevés au monde?

Et surtout, pourquoi faire passer le combat des services de santé comme étant celui d’une corporation en particulier qui tenterait d’obtenir encore plus de privilèges? La revalorisation salariale est une des revendications de La santé en lutte pour l’ensemble des métiers de la santé, pas uniquement pour les infirmier·e·s. Rappelons une fois de plus que le travail autour du patient dépend tout autant des aides logistiques, des aides administratives, des agent·e·s d’entretien, des brancardiers, des différent·e·s technicien·ne·s, cuisinier·e·s…. qui ont un salaire et des conditions de travail très loin d’être décents, à titre d’exemple un·e ouvrier·e du secteur des soins de santé fédéraux commence avec un peu plus de 23000 bruts pour un temps plein. Les soins de santé ne peuvent être défendus autrement qu’en considérant  chacun·e de ses intervenant·e·s.

Parler uniquement du salaires des infirmier·e·s biaise le débat sur la revalorisation du secteur de la santé. L’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur de la santé a vu ses conditions de travail se dégrader sans jamais être entendu (quelques miettes dans les accords non marchands).

Cette dégradation, qui porte autant sur les moyens matériels que sur les moyens humains engendre un épuisement des professionnel·le·s et une diminution de la qualité globale des soins de santé.

Aussi, la situation catastrophique des soins de santé, mise en lumière par la crise que nous traversons, ne peut se réduire à un problème de « pouvoir d’achat » des soignant·e·s. Il est indispensable de repenser complètement la politique de santé publique, aussi bien du point de vue de l’investissement dans les moyens matériels et humains, que dans l’orientation qu’on veut lui donner (préventif/ curatif) et que dans son accessibilité (rappelons que près de 4 personnes sur 10 en Wallonie et à Bruxelles postposent des soins nécessaires pour des raisons financières).

Il nous paraît fondamental que la société puisse se refonder sur ce qui lui paraît primordial. La crise Covid nous a fait la démonstration implacable de la déconsidération sociale et économique des activités vitales d’une part, et de la toxicité de beaucoup d’activités non essentielles et pourtant bien valorisées économiquement d’autre part.

Les conditions de travail et les salaires sont la reconnaissance de la valeur de notre travail et cette reconnaissance est insuffisante au vu de l’importance de nos métiers, tout comme pour la plupart des activités essentielles à la vie.

Pour finir, qu’il soit issu d’une erreur ou volontaire, ce reportage donne une image tronquée du secteur et de ses revendications. RTL Info désinforme et sert l’argumentation du gouvernement contre le personnel de la santé. « Diviser pour mieux régner » trouve ici sa déclinaison journalistique « Désinformer pour mieux servir ». 

#balancetafichedepaye
#AlloRTLINFO?

(1) https://www.rtl.be/info/belgique/societe/les-infirmiers-belges-sont-ils-plus-ou-moins-bien-payes-que-leurs-collegues-europeens–1220824.aspx

(2) https://www.maisonmedicale.org/Baremes-de-la-commission-paritaire-330.html

(3) https://www.santementale.fr/actualites/mortalite-le-ratio-infirmier-patient-en-cause.html

(4) https://kce.fgov.be/sites/default/files/atoms/files/KCE_325B_Dotation_infirmiere_synthese_2nd_edition.pdf

(5) https://www.santelog.com/actualites/hopital-le-nombre-dinfirmieres-fait-le-niveau-de-satisfaction-des-patients

SCHORSING VAN DE KONINKLIJKE BESLUITEN? LATEN WE DE STRIJD VOORTZETTEN.

DE MACHT IS AAN HET INBINDEN!

Nogmaals loont mobilisatie.

De door de werknemers getoonde krachtsverhoudingen hebben de regering ertoe gedwongen een stap terug te zetten. De afgelopen weken zijn in heel België de demonstraties van de gezondheidswerkers tegen het overheidsbeleid, waaruit woede en ongenoegen sprak, alleen maar toegenomen in aantal en intensiteit.

De gebeurtenis die de Staat er zeker heeft toe doen besluiten om een stap terug te zetten, was de klap die de Eerste Minister kreeg tijdens haar bezoek aan de CHU St-Pieters in Brussel.

De « haag van oneer » door het gezondheidspersoneel van het Sint-Pietersziekenhuis was waarschijnlijk het mooiste toonbeeld van de afwijzing van het beleid van de regering door de sector. Dit werd door de regering ongetwijfeld aangevoeld als een vernedering. Deze actie heeft gestoken waar het pijn doet: de legitimiteit van de regering om ons te leiden.

– “Ik hoop dat er een dialoog plaatsvindt, maar dat het een echte dialoog wordt » Wilmès (RTBF, 19 mei 2020).

Vandaag probeert een afgewezen mevrouw Wilmès, met de rug tegen de muur, enige kalmte en legitimiteit voor zichzelf en haar partij te herwinnen door voor te stellen om een dialoog te voeren en zo het overleg met de vakbonden te reactiveren.

Deze « uitgestrekte hand » naar de dialoog is in feite een politieke strategie om de publieke opinie opnieuw voor zich te winnen en sociale vrede te bereiken. De woede neemt overal toe: in het onderwijs, het openbaar vervoer, de cultuur, in de horecasector, …

Vandaag de dag, en vanwege de gebeurtenissen, is de gezondheidssector de meest bedreigende sector. Daarom is het in de ogen van de overheid een prioriteit om de actoren in de gezondheidssector een minimum aan aandacht te schenken om elke sociale beweging te vermijden.

Door deze strategie boet de regering aan eer in. Inderdaad, ze moet haar trots inslikken om « terug te krabbelen ». Deze strategie zal lonen voor de staat als zij de steun van de gezondheidssector wint door aan te bieden om te onderhandelen en om twee koninklijke besluiten in te trekken, die niet alleen beledigend zijn gezien de inspanningen die de afgelopen weken spontaan zijn geleverd, maar ook volstrekt nutteloos.

De strategie van de sociale dialoog gaat hand in hand met de strategie van de loze aankondigingen. Zonder enige garantie op succes probeert de regering de mensen te sussen door te verklaren dat zij een dialoog wil voeren en stelt zij de vakbonden een tijdsschema voor de onderhandelingen voor.

In deze onderhandelingskalender is een reeks ontwerpdiscussies opgenomen over toekomstige bijkomende aanwervingen,  hogere lonen en verbeterde arbeidsomstandigheden. Wij juichen het ontwerp toe en hopen van harte dat deze onderhandelingen tot concrete resultaten zullen leiden.

– « Er was een probleem met de timing », Georges-Louis Bouchez (Bel RTL, 20 mei 2020)

Toch blijven we op onze hoede. Zoals Georges-Louis Bouchez, voorzitter van de MR, op Bel RTL heeft gezegd, is de logica van de regering niet veranderd. Als we hem horen, was het gewoon een « probleem van timing ». De kans is dan ook klein dat de overheid van de ene op de andere dag besluit om massaal te herinvesteren in een sector die zij al lange tijd probeert te privatiseren. De bedoeling van de regering is dus niet om zichzelf in twijfel te trekken, maar om de sector te sussen.

De vermarkting van de gezondheidszorg staat nog altijd stevig op de agenda, en daarmee ook de druk vanuit het management, het winstbejag, de precaire contracten en het ondemocratisch beheer van zorginstellingen.

-“Ik ben ervan overtuigd dat hiervoor een herwaardering nodig is” Wilmès over de verpleegkundigen (LN24, 19 mei 2020)

Een andere strategie die we vrezen is die van de verdeling. Door voordelen te geven aan sommige beroepen en de problemen van andere te negeren. Slechte arbeidsomstandigheden in de gezondheidssector zijn van invloed op alle beroepen. Ze zijn met elkaar verbonden. Zoals de KCE-studie* aantoont, wordt de toch al zware werklast van het personeel in de gezondheidszorg verhoogd door het onvoldoende aantal logistieke, administratieve en catering- en huishoudmedewerkers in de zorginstellingen. Om aan de werklast tegemoet te komen, zal het aantal personeelsleden in alle beroepen van de gezondheidsinstelling dus moeten worden verhoogd.

Onze sociale omstandigheden zijn met elkaar verbonden en daarom leidt La Santé en Lutte een interprofessionele strijd.

Tot slot, als er sprake is van herfinanciering van de sector, willen we niet dat dit ten koste gaat van andere onderdelen van de sociale zekerheid of de openbare diensten.

Als conclusie, laten we ons niet misleiden door deze stap terug, die meer symbolisch dan concreet is en niet op korte termijn aan onze verwachtingen op het terrein zal voldoen. Het is zeker een eerste overwinning, maar we hebben nog een lange weg te gaan om een massale herfinanciering van de sector te verkrijgen!

We hebben gezien dat, buiten de dialogen om, het de druk van de basis is die de regering doet terugkrabbelen. We zijn er dan ook van overtuigd dat we, als we moeten onderhandelen, ook een sterke en effectieve mobilisatie moeten opbouwen om de staat te dwingen aanzienlijke verbeteringen voor de sector door te voeren.

Mobilisatie is het ultieme wapen om overwinningen te boeken! Grotere verworvenheden liggen binnen ons bereik! We roepen daarom alle collega’s in de sector op om de acties voort te zetten en gebruik te maken van de stakingsaanzeggingen om de machtsbalans te handhaven. Anders is het onwaarschijnlijk dat de onderhandelingen tot echte vooruitgang zullen leiden.

We roepen nu al op voor een actie op 14 juni om 14 uur. Houd jullie klaar. En blijf de La santé en lutte-pagina in het oog houden.

We willen u ook graag herinneren aan de Grande Manifestation de la Santé-Grote Betoging voor Gezondheid! bij de heropstart.